Et si on vous présentait les navires de cette nav’ d’août ?

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Une équipe d’environ 18 personnes (environ parce que le nombre varie en fonction des jours!) forme donc le collectif de notre navigation estivale sur les côtes de Bretagne sud. Evidemment, à 18, on ne tient pas sur un seul bateau, fut-il aussi majestueux que le Roi Arthur ! Il est donc temps de vous présenter l’ensemble des voiliers de la flotille

Le Roi Arthur : vous le connaissez déjà ! Propriété de l’association Liberbed, il est tout beau et tout remis à (presque) neuf après ses huit mois de chantier. Les premiers jours de navigation ont confirmé que toute cette énergie lui avait fait du bien : il avance bien plus vite que l’an dernier, le confort et la sécurité à bord se sont améliorés. Même s’il reste encore plein de petits chantiers à réaliser, et qu’il nous a fait des frayeurs de moteur au début du mois d’aout, c’est désormais un bateau sûr et accueillant, quoique nécessitant un petit temps pour se l’approprier au vu de sa taille : des temps de formation pour permettre à davantage de personnes d’en assurer progressivement le capitainat ont donc été organisés. Il offre parfois un peu de répit aux plus malades ou plus fatigué.e.s d’entre nous. Bonus : il peut fournir fondants au chocolat et crumbles fruités grâce à son four sur cardan !

Le Bluesman appartient à titre individuel à l’un des membres de l’association, qui le met en partage lors des navigations collectives. C’est un voilier d’une huitaine de mètres, renommé pour son ambiance chill et musique. On y boit café et bières à toutes heures, et son moteur inboard est fort apprécié pour le remorquage des bateaux moins mécanisés. Avec son mât et sa bôme en bois, fraichement revernis, il a fière allure ! Bonus : son annexe prend certes l’eau, mais ne se dégonfle pas, c’est déjà ça (en outre, écoper permet d’occuper celles et ceux qui ne rament pas!)

Le Tupamaro (ou plus souvent « le Tupa ») est un bateau collectif, remis en état de naviguer en 2017 au fil de plusieurs chantiers collectifs. Après un accident d’échouage en septembre dernier, il a promptement repris la mer et passé ses quartiers d’hiver de l’autre côté du Golfe de Gascogne, essentiellement au Portugal. C’est lui qui a servi aux formations Liberbed du mois de juillet, quand le Roi Arthur était encore en chantier. Ce mois-ci, son moteur hors-bord s’est révélé fort capricieux au point que l’équipage (entièrement féminin) ait finalement décidé de faire l’ensemble des manœuvres de mouillage et de port à la voile (ceci non sans quelques acrobaties et péripéties). Bonus : la vie qui s’est développée sur sa coque depuis son dernier carénage il y a un an, nous a permis de constater que les moules c’est plus sympa à grignoter que comme allié pour la vitesse.

Le Santa fe, ou plutôt le « Sans Taffer » désormais, est également un voilier collectif de 8m60, récupéré à Saint Malo en septembre dernier. Il a fait l’objet de plusieurs chantiers durant ces derniers mois, et dispose de voiles retaillées et renforcées grâce aux compétences acquises sur le chantier de l’AJD à l’Aber-Wrach par certains d’entre nous. Il file désormais en tête de flotille aux côtés du Roi Arthur, quoi qu’avec une quille peu lestée et donc un angle de gite adapté aux amateur.ices de sensations fortes. Il dispose aussi d’un moteur hors bord qui présente la particularité remarquable de fonctionner quand on en a besoin. Bonus : sa carène entièrement taguée par son précédent propriétaire permet de le repérer aisément au mouillage et fait sensation partout où il passe.

Le Vague-à-l’ame enfin est un love-love de 6m40, également collectif et ce depuis plusieurs années. Récupéré au fond de la rade de Brest, c’est lui qui a fait l’objet du moins de temps de chantier, et les aménagements intérieurs restent, disons, sommaires. Cela dit, il a depuis mi-aout des atouts non négligeables tels que : des hublots étanches et un plancher. Il avait jusqu’à récemment une annexe sous la forme d’un canot de plage, qui rendait de fiers services malgré l’aspect « fesses trempées » du dispositif. Malheureusement, le fond s’est séparé des boudins de flottaison, transformant l’engin en grosse bouée, et l’équipage profite donc des autres annexes de la flotille (nos annexes sont globalement dans un état de flottaison acceptable mais d’étanchéité plutôt inexistante). En plus de sa petite taille, son gréement et son carénage n’étant pas encore au top, il s’est révélé sensiblement plus lent que les autres voiliers ce mois-ci, et nous l’avons il y a quelques jours laissé quelques temps de côté pour ménager son équipage. Bonus : c’est probablement le voilier qui nous attendrit le plus, et il fait à ce titre l’objet d’une chanson dédiée dans notre répertoire, sur le thème de la Nonchalante, d’Emmanuel Pariselle.

IMG_4243 vague à l'âme

Vivre à bord, naviguer, se former, préparer nos animations et interventions dans les ports à bord de 5 bateaux différents : tout ça demande un savant mélange de temps, d’organisation, d’absence d’organisation, de longues discussions pour savoir qui monte dans quelle annexe et à quelle heure et est-ce qu’on a retrouvé l’écope ?, le tout mâtiné d’une légère dose d’inertie de groupe et d’une bonne rasade de surcroits soudains d’énergie. Bref, on ne s’ennuie pas, voire même, on en vient à planifier les moments où avec un peu d’organisation, on pourrait trouver le temps de s’ennuyer 🙂