Nos pratiques

Nature, écologie ou environnement?

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À LiberBed, nous appuyons nos actions sur certains repères théoriques afin de rendre intelligible le monde qui nous entoure. Les mots que nous employons ne sont ainsi pas anodins et portent des concepts que nous pensons différents. Essentielles pour comprendre la complexité des enjeux socio-psycho-écologiques, les notions de nature, d’écologie et d’environnement se construisent avec notre relation au monde, au quotidien. Si elles sont toutes l’objet de l’interprétation de l’univers qui nous entoure, leur conceptualisation comporte bien des différences.

La Nature est notre relation première au monde, l’Homme étant un être de nature. Il s’agit de la vie sauvage, le Monde agissant de lui-même, existant et évoluant indépendamment de l’Homme. La Nature se retrouve partout (naturalité d’un milieu, besoins naturels d’une personne, nature humaine…) et est indéfinissable dans l’espace (infiniment grand et petit à la fois) et dans le temps. Tout comme l’environnement, elle est sujet à l’interprétation et chaque société entretient un rapport particulier avec elle. Elle est enfin à la source de nos interrogations sur le monde, ayant contribué, entre autres, dans nos sociétés occidentales au développement des sciences.

L’une de ces sciences est justement l’écologie. Elle étudie l’ «oïkos», la maison de vie, par les relations qui peuvent exister entre ses composantes biotiques et abiotiques. L’écologie est une science relativement récente s’appuyant sur l’ensemble des sciences de la Terre (biologie, chimie, géologie, etc.) cherchant à comprendre le fonctionnement de la biosphère.

Ces deux premières interprétations du monde viennent en enrichir une troisième, l’environnement. C’est un concept basé sur des représentations sociales, à la confluence entre la nature, l’écologie et la culture. Ce concept a vocation à être utile à la gestion de notre milieu de vie mais aussi à l’épanouissement et à l’identification personnelle.

Pour résumer, la nature serait le monde agissant hors de la volonté de l’Homme, ce dernier l’étudiant par le biais de l’écologie. Ces connaissances entremêlées avec la culture des sociétés forme l’environnement.

De la récupération alimentaire

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Depuis le début de notre aventure, nous faisons tout pour fonctionner en trouvant des alternatives à l’utilisation de la monnaie. C’est ainsi que pour nous nourrir, nous avons fait le choix de mettre l’accent sur la valorisation de produits alimentaires destinés à être jetés. En France, c’est environ 40% de la production de nourriture qui finit à la poubelle. Conscients de ce gaspillage systémique, nous souhaitons démontrer qu’il est possible de vivre et de faire vivre aux frontières de la société de consommation. Loin d’être une fin en soi, la pratique de la récupération permet de faire réfléchir au gaspillage tout en nous permettant de consacrer notre budget à d’autres dépenses, comme celles liées à l’entretien du bateau ou aux outils éducatifs.

Concrètement, à chaque escale, nous allons à la rencontre des commerçants, des restaurateurs et des producteurs afin de leur parler de LiberBed, de l’Océanoptimisme et de notre démarche de récupération alimentaire. Nous leur demandons ensuite s’ils n’ont pas dans leur stock des produits invendus ou invendables dont ils souhaiteraient se séparer pour nourrir l’équipage. La très grande majorité des personnes sollicitées reçoivent très bien notre demande et nombreuses sont celles qui nous offrent gracieusement de la nourriture. Des bouts de pain de fin de service aux kouign-amann artisanaux en passant par du vin, du chocolat, des fruits et des légumes, les trouvailles sont variées et nombreuses. Résultat: à ce jour, nous pouvons affirmer que plus de 90% de notre alimentation provient de ces généreux dons en nature. Lorsqu’il nous arrive d’en avoir trop, nous partageons la récolte avec les membres de passage ou avec nos voisins de ponton.

Du succès de cette démarche, nous sommes les premiers surpris. Cela démontre en tout cas que la générosité et l’altruisme sont loin d’être des valeurs oubliées, et que de nombreux commerçants préfèrent voir leurs produits valorisés que jetés à la poubelle. Un grand merci à eux!

L’Éducation Populaire

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« tant qu’il y aura des hommes qui n’obéiront pas à leur raison seule, qui recevront leurs opinions d’une opinion étrangère, en vain toutes les chaînes auraient été brisées, en vain ces opinions de commandes seraient d’utiles vérités ; le genre humain n’en resterait pas moins partagé entre deux classes : celle des hommes qui raisonnent, et celle des hommes qui croient. Celle des maîtres et celle des esclaves9 ».
Condorcet – 1792-

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L’Éducation Relative à l’Environnement

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Il s’agit d’une part fondamental de l’éducation de chacun d’entre nous et agit sur trois sphères de développement en perpétuelles interaction que sont la personne, la société et l’environnement. On peut alors agir sur chaque relations: Lire la suite

Balade animée : Les approches

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Approche naturaliste :

Bien que fréquenté tous les jours ou tous les ans pendant les vacances, les connaissances sur le littoral et l’estran ne sont pas toujours au beau fixe ! Parce que le respect et la protection de l’environnement commence par la connaissance et la compréhension des milieux naturels, l’approche naturaliste permet d’aborder tous les éléments composant cet écosystème.

La faune:  à marée basse, l’estran se découvre, la vie grouille dans les flaques. Plus haut la laisse de mer est décomposée par divers invertébrés. Autant de proies pour les oiseaux qui occupent ces milieux. De l’estran sableux aux dunes, puis au marais arrières-littoraux, la diversité des espèces nous en apprend davantage sur le fonctionnement des écosystèmes. Jumelles, épuisette à la main ou simplement en observant, la compréhension du vivant ouvre ses portes.

La flore : organismes qui ne peuvent se déplacer, c’est en observant la végétation que l’on comprend le mieux l’organisation de l’écosystème. Chaque peuplement végétal nous informe sur les conditions de vie du milieu. Connaître la végétation c’est expliquer la formation dunaire, le stade de développement de l’écosystème. Le littoral abrite des communautés végétales rares et menacées que l’on peut protéger. Connaître la végétation c’est avoir la possibilité de protéger son territoire.

Les milieux: des falaises abruptes où viennent nicher de nombreuses espèces d’oiseaux aux dunes érodées par les vents et abritant une diversité animales et végétales conséquentes, les milieux littoraux vivent et nous offrent une richesse que l’on se doit de protéger.

Approche écoformatrice :

Offrir un instant suspendu au quotidien dans le dehors. Sortir les personnes des repères habituels en proposant des activités pour voir, sentir, écouter, ressentir, interpréter librement leur environnement puis de les amener à échanger sur leur représentations. Cette intervention permet de renforcer les liens entre les participants et entre les personnes et la Nature découverte, essentiel pour l’attachement au milieu et la volonté de le
protéger. Cette intervention permet également de répondre au besoin de Nature grandissant.

Approche critique et sensible :

Par le biais d’activité de lecture de paysage, d’énigme et de discussion, cette approche permet de confronter les personnes à leur milieu de vie. Nous chercherons alors à favoriser la prise conscience des pressions environnementales quotidiennes afin de comprendre les enjeux de développement du littoral et de la sauvegarde de la mer ainsi que les mesures mises en place en Bretagne.